Nous avons constamment opposé les idéologies au libéralisme, en expliquant précisément en quoi consiste une idéologie en tant qu'avocats de la liberté, décrivant les limites qui épousent la forme du libéralisme. Mais pour fournir une meilleure approche, il est aussi intéressant de se pencher sur le principe philosophique de la pensée libérale, ne plus la délimiter mais analyser son contenu, et en premier lieu son noyau.
À l'opposé de la philosophie platonicienne, qui a engendré l'essentiel des dogmes idéologiques qui ont conduit les populations aux grands projets collectifs, s'est développé une vision qui mettait la raison comme la source de toute une philosophie nouvelle où la vérité absolue et la logique devenaient synonymes et la synthèse épistémologique leur opposé, en partant du mode de fonctionnement d'une vieille science, les mathématiques.
En mathématiques, toute vérité est une reformulation d'axiomes, des postulats qui composent un système arbitraire dans lequel s'effectue le travail. En somme, la vérité n'est qu'un concept formel qui consiste en une tautologie, un énoncé analytique. Lorsqu'on dit "il pleut donc il pleut", nous avons une vérité formelle, car elle se juge par la "forme" de l'énoncé, et non son contenu; en effet, qu'il pleuve réellement ou non n'influe pas sur la vérité formelle de la proposition.
En revanche, dire "il pleut" revient à émettre un énoncé synthétique, où la vérité est soumise à une investigation empirique, et est ainsi sujette à interprétation subjective. Elle n'est donc plus formelle, elle est relative ou informelle.
De cette distinction entre formel et informel se fonde une théorie de la connaissance logique indiquant que toute connaissance est interprétation subjective, le scepticisme.
D'un autre côté, le relativisme vient compléter l'ensemble, de façon inhérente, puisque si toute connaissance est subjective, alors elle ne sera jamais la même d'un individu à l'autre, ne pouvant être, au mieux, qu'identique, mais toujours distincte.
En parallèle s'est développée une autre philosophie épistémologique, distinguant les choses en deux grandes catégories. D'une part les choses perceptibles, dont les qualités peuvent être appréciées par la perception, on peut les juger, les mesurer, et ainsi en tirer une connaissance; d'autre part les choses non perceptibles, au-delà du champ d'appréciation humain, elles ne peuvent donc fonder aucune connaissance, elles transcendent l'homme.
Ainsi, par exemple, la question sur l'existence de Dieu, de par sa nature même, ne pouvait se résoudre puisqu'il était impossible de prouver son existence ou son inexistence. Cette réponse agnostique fut apportée par ce courant philosophique, l'empirisme, qui limite le champ de connaissances à l'expérience.
L'empirisme sceptique et relativiste est l'union de ces courants, dont Kant en a fait la plus célèbre illustration. Toute vérité synthétique devenant non seulement relative aux individus mais en plus se cantonnant à l'expérience personnelle, la seule vérité synthétique absolue est alors l'existence de l'individu. Cette posture rend le principe idéologique absurde, une idée ne pouvant se situer au-dessus des individus, de leurs perceptions, et de leurs intérêts; l'absence d'idéologie devient alors le seul système acceptable, ni bon ni mauvais, juste logique.
L'absence d'idéologie, de soumission des libertés à des projets collectifs, correspond à mettre l'individu au-dessus de tout, comme seule réalité indiscutable, rendant toutes leurs honneurs à ses idées personnelles et ses désirs. Ce schéma, libéral, est l'application sur la force de l'empirisme sceptique qui tue la politique, concept contradictoire à la logique, et constitue le principe de l'Etat apolitique.
À l'opposé de la philosophie platonicienne, qui a engendré l'essentiel des dogmes idéologiques qui ont conduit les populations aux grands projets collectifs, s'est développé une vision qui mettait la raison comme la source de toute une philosophie nouvelle où la vérité absolue et la logique devenaient synonymes et la synthèse épistémologique leur opposé, en partant du mode de fonctionnement d'une vieille science, les mathématiques.
En mathématiques, toute vérité est une reformulation d'axiomes, des postulats qui composent un système arbitraire dans lequel s'effectue le travail. En somme, la vérité n'est qu'un concept formel qui consiste en une tautologie, un énoncé analytique. Lorsqu'on dit "il pleut donc il pleut", nous avons une vérité formelle, car elle se juge par la "forme" de l'énoncé, et non son contenu; en effet, qu'il pleuve réellement ou non n'influe pas sur la vérité formelle de la proposition.
En revanche, dire "il pleut" revient à émettre un énoncé synthétique, où la vérité est soumise à une investigation empirique, et est ainsi sujette à interprétation subjective. Elle n'est donc plus formelle, elle est relative ou informelle.
De cette distinction entre formel et informel se fonde une théorie de la connaissance logique indiquant que toute connaissance est interprétation subjective, le scepticisme.
D'un autre côté, le relativisme vient compléter l'ensemble, de façon inhérente, puisque si toute connaissance est subjective, alors elle ne sera jamais la même d'un individu à l'autre, ne pouvant être, au mieux, qu'identique, mais toujours distincte.
En parallèle s'est développée une autre philosophie épistémologique, distinguant les choses en deux grandes catégories. D'une part les choses perceptibles, dont les qualités peuvent être appréciées par la perception, on peut les juger, les mesurer, et ainsi en tirer une connaissance; d'autre part les choses non perceptibles, au-delà du champ d'appréciation humain, elles ne peuvent donc fonder aucune connaissance, elles transcendent l'homme.
Ainsi, par exemple, la question sur l'existence de Dieu, de par sa nature même, ne pouvait se résoudre puisqu'il était impossible de prouver son existence ou son inexistence. Cette réponse agnostique fut apportée par ce courant philosophique, l'empirisme, qui limite le champ de connaissances à l'expérience.
L'empirisme sceptique et relativiste est l'union de ces courants, dont Kant en a fait la plus célèbre illustration. Toute vérité synthétique devenant non seulement relative aux individus mais en plus se cantonnant à l'expérience personnelle, la seule vérité synthétique absolue est alors l'existence de l'individu. Cette posture rend le principe idéologique absurde, une idée ne pouvant se situer au-dessus des individus, de leurs perceptions, et de leurs intérêts; l'absence d'idéologie devient alors le seul système acceptable, ni bon ni mauvais, juste logique.
L'absence d'idéologie, de soumission des libertés à des projets collectifs, correspond à mettre l'individu au-dessus de tout, comme seule réalité indiscutable, rendant toutes leurs honneurs à ses idées personnelles et ses désirs. Ce schéma, libéral, est l'application sur la force de l'empirisme sceptique qui tue la politique, concept contradictoire à la logique, et constitue le principe de l'Etat apolitique.
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